Le bois dans les bouchons : les projets Wood de Tapì

tapigroup 27 août 2020 0

Le bois est un matériau noble, très apprécié pour la création de bouchons élégants et raffinés. Un aperçu des projets Wood signés Tapì.

Tapì a été fondé, il y a plus de 20 ans, pour fabriquer l’un des éléments-clés de l’ensemble de l’emballage : le bouchon.

Si, au moins au début, notre activité s’est concentrée sur la production de bouchons innovants en matières synthétiques, au fil des années, notre service Recherche et Développement s’est demandé comment rendre ces objets, qui passent souvent inaperçus, uniques et plus personnalisés.

C’est de là, et de notre attention constante à l’évolution des tendances dans l’univers de l’emballage, qu’ont vu le jour certains projets fabriqués en différentes essences de bois : créés pour anticiper un besoin du marché qui se développerait d’ici quelques années.

L’ouverture de notre siège au Mexique, qui a eu lieu en 2014, a également été fondamentale et nous a permis de perfectionner nos compétences dans ce secteur. La société, spécialisée dans la production de bouchons en bois, a offert au Groupe l’opportunité de changer radicalement de vision, en orientant son attention vers l’étude des applications potentielles du bois sur différents segments de marché.

Grâce à la concomitance de tous ces facteurs, nous pouvons donc affirmer avec certitude qu’il y a déjà cinq ans, nous étions les précurseurs de la production de bouchons en bois et qu’à ce jour, notre position de leader est de plus en plus affirmée, grâce à la connaissance approfondie et au contrôle de toute la chaine d’approvisionnement : de la forêt au produit fini.

Aujourd’hui, nous ne travaillons que du bois dont nous pouvons assurer et contrôler personnellement la filière. Cela nous permet d’éviter des procédures complexes et de créer des projets ad hoc pour nos besoins et sur la base des besoins de nos clients.

En effet, la maitrise de la filière nous amène à être plus réactifs face aux besoins d’un marché en constante évolution et a permis une croissance à la fois stratégique et productive, notamment en Europe et dans les Amériques.

Actuellement, la demande du marché de bouchons en bois dans le secteur des spiritueux est très élevée. Chez Tapì, en tant que précurseurs dans ce secteur, nous avons la possibilité de fournir des bouchons de différentes formes et tailles, mais aussi personnalisables en de multiples essences de bois et finitions.

De notre expérience dans le monde du bois, différentes gammes de produits ont vu le jour au fil des ans, notamment T-Wood, Speakeasy et Signature Wood Inspiration.

T-Wood

T-Wood est une gamme de bouchons à tête disponible en différentes essences de bois et corps en matière synthétique ou en version issu de source renouvelable – NEOS -, microaggloméré ou liège. T-Wood a été conçu pour mettre en valeur un design minimaliste en le combinant avec le charme d’un matériau naturel tel que le bois, tout en garantissant fonctionnalité et performances techniques.

L’évolution de la gamme T-wood concerne également la technique d’assemblage des composants. En fait, nous avons été parmi les premiers à proposer la co-injection, une technique qui permet de souder la tête et le corps sans utiliser de colle. Cette technologie assure une parfaite étanchéité des composants – corps et tête – et évite les risques de cassure, préservant ainsi la fonctionnalité du produit et la qualité du spiritueux bouché.

Speakeasy

Avec ce projet, nous avons décidé d’évoquer l’ambiance secrète et quelque peu élitiste des speakeasy, ces endroits clandestins et chics qui vendaient illégalement des boissons alcoolisées, pendant le prohibitionnisme des années 1920 aux États-Unis. La gamme comprend trois collections différentes de bouchons pouvant se combiner avec divers types de bouteilles.

Des produits au charme alchimique qui revisitent les lignes des flacons pharmaceutiques dans un style raffiné et contemporain. Chaque collection est présentée avec un emballage dédié, contenant différentes versions de bouchons, chacune étant la combinaison de matériaux bruts et d’un design sophistiqué, capable de mettre en valeur les particularités de la bouteille qui l’accueillera.

Tous les bouchons Speakeasy sont personnalisables : du choix de la tête, au type de corps et de matériaux, jusqu’à la personnalisation avec logos et gravures laser.

Signature Wood Inspiration

Conçus et créés comme des sculptures en bois travaillé, avec de précieux inserts personnalisables, les bouchons à tête et à vis de la ligne « Wood Inspiration » font partie de Signature, la gamme premium de Tapì dédiée aux marques les plus ambitieuses de spiritueux, condiments et cosmétiques. Une synthèse de la perfection artisanale, exaltation esthétique et technologique qui interprète l’expressivité du bois, en mettant en valeur ses veines naturelles, en jouant avec l’élégance des formes, des finitions et des détails.

Le bois, matériau noble et précieux, est le protagoniste absolu des bouchons de toute la collection Wood Inspiration qui s’enrichit aujourd’hui de deux nouveaux types de finitions : Exotic Woods et Craft Effect. La première, créée à partir du traitement de bois rares et exotiques, aux saveurs lointaines et mystérieuses, est appropriée pour embellir les spiritueux et les condiments aux notes insolites et originales, pour améliorer l’ensemble de la filière. La seconde, à savoir la déclinaison Craft Effect, doit sa création à la rencontre du bois brut et du cuir véritable. Un résultat unique qui permet de rehausser les qualités artisanales de chaque produit et emballage bouché.

Ce ne sont pas de simples bouchons mais des éléments de communication qui expriment les valeurs auxquelles les produits sont intrinsèquement liés. Le bois exprime le style Signature en rappelant les valeurs anciennes et une beauté qui résiste à l’épreuve du temps. Il est élégance, capable de susciter une sensation de chaleur presque primordiale à la vue et au toucher.

Cet article est présent dans notre magazine papier TapInk.

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Être le directeur des ressources humaines lors d’une urgence : face à face avec Giacomo Dall’Ava, Responsable RH de Tapì S.p.A.

tapigroup 27 août 2020 0

La pandémie COVID-19 a conduit à des changements plus ou moins radicaux dans le cours normal du travail. Nous avons décidé d’interviewer Giacomo Dall’Ava, Responsable RH, pour lui faire raconter comment Tapì a réagi et géré l’urgence avec promptitude.

Giacomo Dall’Ava est Responsable RH de Tapì S.p.A. depuis février 2019. Diplômé en Philosophie, avec une spécialisation en Sciences Cognitives et Processus Décisionnels, il a obtenu un Master en People Management and Human Resources à l’Université Ca’ Foscari de Venise, en 2017.

Il accompagne sa gestion classique des Ressources Humaines de projets plus innovants liés au bienêtre des salariés et à la culture des talents : deux aspects de plus en plus nécessaires au sein de l’entreprise.

Il nous a notamment raconté comment Tapì a réussi à garantir dès le début le déroulement des activités professionnelles dans le plein respect de la santé des employés et des collaborateurs.

L’Italie traverse une période très particulière, avec des répercussions dans divers secteurs : Comment Tapì a-t-il affronté la gestion du personnel et l’organisation du travail ?

Tapì faisant partie des entreprises indispensables pour la filière alimentaire, nous avons pu garder l’entreprise ouverte pendant le confinement établi par le Gouvernement, avec des rythmes différents de la normale à cause de l’ajustement en cours de l’ensemble du marché.

Mais si, d’une part, nous avons eu de la chance car nous avons pu travailler sans interruption, d’autre part, nous avons dû mettre toutes nos forces en action pour garantir la sécurité et la santé des salariés dans les plus brefs délais, en suivant les directives du Ministère de la Santé et les indications fournies par la Région Vénétie.

Pour minimiser tout risque, mon équipe et moi étions constamment à la recherche d’informations officielles qui nous permettraient de faire plus et d’aller au-delà du critère minimum, en apportant plus d’attentions que ce que l’État préconisait. Malheureusement, entre fin février et début mars, on ne savait pas encore dans quelle mesure cette situation était grave et de nombreuses entreprises ont dû faire face à des informations données au compte-goutte, semaine après semaine, avec la nécessité de prendre rapidement des décisions pour protéger la santé et la sécurité des employés. Dès le départ, nous avons décidé d’agir en amont en adoptant des mesures de sécurité comme, par exemple, une distance minimale de 2 mètres entre les personnes, des cloisons de bureaux entre les postes de travail et le télétravail.

Mettre en place le travail à domicile, en si peu de temps, pour une entreprise comme Tapì n’a pas été simple. En fait, nous sommes une société de production et nous nous sommes retrouvés à organiser rapidement le télétravail pour un grand nombre d’employés, en tenant compte des besoins des différentes fonctions de l’entreprise liées aux processus de production.

Évidemment, rien n’est impossible et nous avons décidé de donner la priorité absolue aux travailleurs ayant des besoins plus importants (les travailleurs dits fragiles, avec des problèmes de santé ou avec des membres de la famille appartenant aux catégories les plus faibles), puis de passer à la majorité du secteur de bureau.

En ce qui concerne la production, en revanche, nous avons profité d’éventuels jours de congés dans la période la plus intense de la pandémie. Le tout sans recourir, à ce jour, au chômage technique mis à disposition par l’État italien pour couvrir cette situation d’urgence extraordinaire.

Actuellement, un certain nombre d’employés profitent du travail à domicile, puisque nous avons décidé de maintenir un accès limité aux bureaux. Nous avons réduit les flux de sortie pour la pause déjeuner en faisant livrer des repas emballés en portion individuelle au sein de l’entreprise, évitant ainsi tout rassemblement des salariés et tout contact avec des lieux extérieurs.

Bien que la situation soit désormais sous contrôle, on ne peut pas dire que l’urgence est complètement terminée et ce n’est pas le moment d’annuler tous les efforts consentis par l’État, par les entreprises et par les citoyens eux-mêmes.

En quelques jours, Tapì, comme la plupart des entreprises italiennes, s’est trouvé confronté à des changements qui, dans des conditions normales, auraient mis des années à se produire. Qu’est-ce que cela a comporté et quelles sont les règles fournies aux employés ?

Dès les tous premiers foyers, celui de Codogno et celui de Vo’ Euganeo, nous avons fait beaucoup d’informations auprès de nos employés et collaborateurs. Chaque semaine, nous envoyions des courriels contenant les nouvelles règlementations, internes et externes, les indications ministérielles et régionales.

Dès le début, nous avons décidé de faire une formation directe à tous les employés, sur l’utilisation correcte des masques, du gel désinfectant et sur toutes les nouveautés introduites dans l’entreprise pour améliorer les flux de travail en évitant le contact direct entre les personnes. Cela a été ainsi pour les deux usines italiennes de Rossano Veneto et de Massanzago.

Comme je l’ai dit plus haut, toutes les règles que nous avons établies sont toujours actives car ce n’est pas le moment de baisser la garde et il s’agit aussi de sensibiliser nos employés à l’égard de ce qui se passe en dehors des murs de l’entreprise.

Nous sommes devenus des divulgateurs de ce qui se passe, également parce que l’urgence a conduit à la circulation d’une quantité excessive d’informations, une situation sans précédent et difficile à gérer, exposant les gens à de fausses nouvelles très dangereuses (par exemple, se gargariser avec de l’eau additionnée d’eau de Javel pour désinfecter l’organisme). Dans un moment comme celui-ci, de peur de l’inconnu, nous sommes plus exposés aux erreurs et c’est pourquoi nous avons voulu ouvrir une grande fenêtre de dialogue avec tous ceux qui travaillent à nos côtés.

À partir de cette urgence, quelles voies Tapì a-t-il empruntées pour valoriser davantage l’innovation qui l’a toujours distingué ?

Certes, parmi les innovations introduites, on trouve le travail à distance, non pas tant perçu comme un simple travail à domicile mais comme une facilitation entre l’organisation du travail et de la vie privée. En fait, l’une des ombres du télétravail est celle d’être toujours connectés et, Tapì ayant des bureaux dans le monde entier, les communications peuvent arriver à tout moment.

Sur cette base, le risque aurait pu être que les gens ne décrochent jamais du travail, affectant ainsi négativement l’état de santé et le bienêtre.

Donc une fois de plus, pour faire face à l’état d’urgence, le groupe de travail s’est transformé en un groupe de communicateurs, envoyant des informations claires sur la façon de gérer le travail à distance, d’effectuer les pauses nécessaires et de se déconnecter aux heures indiquées. Nous avons essayé de consulter individuellement les employés afin de clarifier les besoins individuels et de trouver des solutions en mesure de concilier vie professionnelle et vie familiale.

Dans un moment de grande difficulté comme celui que nous avons vécu (et que nous vivons encore), nous avons décidé de nous unir encore plus et à cette occasion nous avons reçu un grand soutien notamment  de nos salariés qui se sont adaptés à la règlementation sans aucun problème et qui nous ont aidés tout au long du processus d’information et de sensibilisation.

Le rôle des RH a-t-il changé en ce moment ? Si c’est le cas, comment ?

D’après ce qui a émergé jusqu’à présent, il est clair à quel point le rôle des RH a changé. Les communications avec les employés se sont intensifiées et l’intérêt pour le bienêtre, la santé et la sécurité des personnes qui vivent dans l’entreprise s’est encore accru.

Une grande attention a été accordée à la formation et à l’information, concernant également les questions les plus personnelles.

L’urgence résultant de la pandémie du COVID-19 a mis le monde du travail devant de multiples difficultés mais, en même temps, a offert de nouvelles opportunités liées à une gestion plus « intelligente » des différentes tâches de l’entreprise. D’après votre expérience, pensez-vous que l’Italie est prête pour un télétravail plus généralisé ?

J’ai envie de dire que certes, l’Italie est prête mais nous devons surmonter certains problèmes. On pense souvent que les ralentissements sont dus à une faible numérisation du pays mais l’urgence nous a appris que dans de nombreux cas, nous avons déjà les outils dont nous avons besoin pour un travail à distance correct.

D’un autre côté, je pense que nous devons prêter plus d’attention à la préparation personnelle des employés, des cadres et des entrepreneurs, un pas vers un changement de mentalité que nous sommes tous appelés à faire. Deux ingrédients sont nécessaires pour que le télétravail dure après une urgence : la confiance de la part des entrepreneurs et la responsabilité de la part des employés.

Aujourd’hui, on ne peut pas vraiment mesurer s’il y a ou non les conditions pour aller de l’avant avec cette approche car en fait cela n’a jamais existé. On ne peut pas parler de télétravail proprement dit car on a tout simplement retroussé nos manches pour continuer à travailler tout en protégeant la santé des employés et des collaborateurs.

Lorsque ce virus ne sera plus qu’un souvenir, on pourra penser à la formation, auprès de la direction et des travailleurs, en enseignant la valeur réelle de la mission d’entreprise et en transmettant la vraie valeur du concept d’entreprise : pas seulement un endroit physique où se rendre chaque matin mais un ensemble holistique de connaissances. Pas des gens qui travaillent individuellement mais un écosystème composé du travail de tous. Ne pas se concentrer sur sa propre tâche technique spécifique mais accorder davantage d’attention au rôle au sein de la filière de l’entreprise.

Si tout cela fonctionne, alors je suis fermement convaincu qu’une véritable mise à jour pourra avoir lieu.